jeudi 15 juin 2017

Guaino raccroche son tablier

Guaino quitte la vie politique en utilisant des éléments de rhétorique du camp qu'il était censé combattre et en faisant, d'une certaine manière, allégeance à la pensée unique. En décrivant l'électorat dont il a sollicité les suffrages comme « à vomir », Guaino va même un peu plus loin que le discours dominant qui se contentait de décrire ce milieu putride comme nauséabond. Amalgamant pour faire bonne mesure les « bobos », classe sociale aux contours imprécis, il ajoute dans ce peu ragoûtant mélange les catholiques pratiquants, coupables de pharisaïsme. Le fumet qui se dégage de cette tambouille électorale est devenu insupportable à Henri Guaino, qui raccroche son tablier.

NKM a déclaré que Guaino était le « symptôme d'une vieille droite qui se délite. » Attention, M. Guaino, vous êtes en état de putréfaction avancé, ça va finir par sentir !

5 commentaires:

  1. Être traité "de symptôme d'une vieille droite qui se délite", par NKM est un honneur. Elle qui n'en a pas. Mangeant comme beaucoup, à tous les râteliers.
    Monsieur Guaino y a peut-être été un peu fort, encore que, mais je préfère sa posture à cette pauvre femme qui ne sait plus très bien où elle va...Ah si! Chez Macron.

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    1. Sa posture ou son imposture, comme a dit Raphaël Enthoven.
      Surtout, je trouve paradoxal de la part de Guaino de reprocher à la droite d'être nauséabonde, pétainiste, et hypocritement catholique. Si Henri Guaino n'a pas percé, ce n'est pas à cause des catholiques pratiquants qui gardent un souvenir ému du Maréchal Pétain.

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    2. Je suis en train d'écouter une émission sur LCI avec Yves Calvi et les débatteurs disent qu'une partie de la droite libérale du XVIe arrondissement et d'autres parties de la France sont passés chez Macron.
      Sur un site, un chroniqueur pour Boulevard Voltaire, dit qu'il y avait des racailles à capuches, on découvre des racailles en loden. Le ton est peut-être un peu fort, mais je pense que la droite classique, n'a pas su se rapprocher des classes populaires, en les laissant courir vers des impasses. Je ne sais pas ce que vous en pensez ?

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    3. Oui, la droite libérale...
      Guaino a raison... jusqu'à un certain point. Il me semble qu'il a cédé à la facilité en usant de vieux clichés. On a l'impression qu'il a assimilé inconsciemment un discours d'habitude dirigé contre son camp : droite nauséabonde, catholique et, bien sûr, pétainiste. Il a beau dire que le pétainisme, c'est l'esprit de défaite, il ne convainc pas tout à fait. Les catholiques « qui (vont) à la messe, (envoient) leurs enfants au catéchisme » ne sont pas si nombreux dans cette circonscription.
      En bref, j'ai trouvé la sortie de Guaino pas très intelligente ni élégante. Il s'est vautré dans la caricature.

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    4. Je conçois que Guaino a jouer les mauvais perdants, mais on ne me fera pas croire qu'il a en partie raison. Cette droite, que j’exècre, parce qu'elle ne pense qu'à ses sous, ne me représente pas du tout.
      Sur mon blog, j'ai écrit un billet " Pour un conservatisme à la française", où je milite pour un conservatisme social et libéral ( au bon sens du terme). Pour l'heure, il n'existe pas encore, bien que les idées et ceux qui les portent sont là.

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