dimanche 28 juin 2020

Asselineau

Je m'amusais de ce qu'on traitait l'U.P.R. de secte, et j'avais même décidé de m'intituler « zélateur de la secte #UPR à mes heures perdues » sur Twitter. Pour faire bonne mesure, j'avais ajouté : « pas adhérent, mais vif sympathisant ».

Je voyais bien qu'il y avait quelque chose de trouble chez Asselineau, de mal assuré. mais à travers son phrasé gourmé, ses digressions pédantesques, la trame de ses idées me paraissait claire.

Lors du visionnage de son passage à « On n'est pas couché », sa prestation m'avait laissé une impression désagréable. Mais j'avais progressivement surmonté cette première impression et lorsque l'échéance de la présidentielle de 2017 est tombée, je soutenais l'U.P.R. et son chef, le « mirobolant »* François Asselineau, bonhomme replet sanglé dans ses costumes qui s'emmêlait parfois dans ses circonlocutions et se comparait volontiers à Madonna.

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* Le mot n'est pas de moi. tps://twitter.com/pmcouteaux/status/1059022066698125312?s

dimanche 7 juin 2020

Le Pen

Comique troupier, chansonnier, amuseur public, il a trollé la politique française pendant plus d'un demi-siècle. Il n'a jamais convoité sérieusement le pouvoir. Il tient plus du diablotin facétieux sorti de sa boîte que du satan malévolent qui menacerait la République. L’œil qui frise et rigolard, il débite son analyse et ses bons mots avec la délectation d'un comédien sûr de ses effets.

Oui, comme l'a dit Lionel Jospin, après avoir lui-même quitté la scène, l'anti-fascisme était du théâtre*, mais Jean-Marie Le Pen ne s'est-il pas complaisamment prêté au jeu ?




* Lionel Jospin, Émission « Répliques » du 27 octobre 2007 sur France Culture.